Anecdotes et détails croustillants.

On en a des souvenirs... en voici quelques uns.

Les vedettes Radiomutuel

En juin 1972, la vedette montante René Simard est de passage dans les studios de CJRP pour une entrevue avec Michel Jasmin. On offre aux auditeurs de faire un brin de jasette avec René. Le total des appels est si élevé que la centrale téléphonique de la haute ville de Québec devient saturée et reste bloquée pendant plus de deux heures.

"Un mot de Monsieur le Bonheur, l'abbé Jean-Marie Brochu..."

Abbé Jean-Marie BrochuLa capsule philosophique "Monsieur le Bonheur" de l'abbé Jean-Marie Brochu a été diffusée à tous les jours de 1963 à 1994 sans interruption. La première diffusion avait été commandée par le directeur des programmes de l'époque pour quelques jours seulement (depuis le 23 juin 1963). On pense qu'il a établi jusqu'ici un record en étant en ondes depuis 47 ans. L'abbé Jean-Marie Brochu était le curé de la paroisse Saint-Charles Garnier à Sillery, où se trouvait la station CJLR. L'abbé Brochu a fondé "Le Noël du Bonheur" qui aide encore aujourd'hui plus de 8000 patients qui sont hébergés dans 94 résidences des régions de la Capitale-Nationale et Chaudière-Appalaches du Québec.

L'émission "LE PAPE DU POP" par Yves Sauvé.

La SauvémaniaEn ondes durant les années 70, l'émission pour les jeunes "LE PAPE DU POP" avec Yves Sauvé était numéro 1 le soir à Québec, de 18 à 21 heures du lundi au vendredi. J'étais le seul animateur du réseau Radiomutuel à choisir sa musique Ex: Janis Joplin, Hendrix, Charlebois, Black Sabbath etc....
J'animais et faisais les recherches pour les émissions "La guerre des Pissenlits" et "les Funérailles Électriques" diffusées entre 21 heures et 22 heures du lundi au vendredi.

Artisan de la première heure de CJRP, Yves Sauvé est aujourd'hui PDG de la station CJVD FM 100,1 à Montréal.

Anecdote de Pierre Grégoire, technicienRadio Toshiba 1970: À CJRP on donnait des radios !"

Voici le radio récepteur AM portatif que la station CJRP donnait à tous les jours à un auditeur chanceux, en 1970. Il était bloqué à la fréquence 1060 ! Il fonctionne encore très bien. On le voit ici dans son étui.  Ce radio de marque Toshiba 7 transistors, était fabriqué à Tokyo, Japon. Je le possédait alors comme outil de travail, à savoir "monitorer la réception"....  Cette radio pouvait valoir 35.00$ à l'époque !

À CJRP on a "les plus beaux cadeau ! "

Le département de promotion de CJRP en menait large; en 1984, lors d'une promotion pour les BBM, entre autres cadeaux, on a fait tirer 2 voitures neuves, rien de moins.

Anecdote de Clarence Kenny: Au 5e anniversaire CJRP faisait les choses en grand.

Médaille souvenir du 5e anniversaireVoici la médaille de l'équipe des bons gars de CJRP. Elle a été mise en circulation à l'occasion du 5e anniversaire de CJRP. Il y avait deux versions. 1ère avec une chaîne qui était donnée aux auditeurs à l'intérieur d'un concours dont j'ai oublié les conditions de participation et la 2e version avait un ruban bleu blanc rouge destinée aux dignitaires et/ou aux invités de marque qui visitaient la station. Elle était dans un écrin de velours bleu.

CJRP présent au Carnaval de Québec
En 1982, c'est CJRP qui a été l'instigateur du fameux "Bain de neige du Carnaval de Québec". En effet, c'est le docteur Roland Albert qui a parlé de cette activité "un peu spéciale" pratiquée dans les pays de l'est de l'europe; les gens du Carnaval ont trouvé l'idée intéressante et ont perpétué cette activité depuis.

CJRP, le leader de l'information

Le 8 mai 1984, un caporal de l'armée canadienne veut remettre à André Arthur une cassette audio. Occupé en ondes, il ne peut le rencontrer. Quelques instants plus tard, le caporal Denis Lortie débute à l'Assemblée Nationale du Québec une fusillade mortelle. Son but était d'anéantir le gouvernement du Parti Québécois alors au pouvoir. André Arthur a fait la couverture de l'événement jusqu'à la fin en animant sur les 39 stations affiliées du réseau Radiomutuel. Finalement il a diffusé une partie de cette fameuse cassette contenant les raisons du geste de Denis Lortie.

CJRP rassemblait les foules

À l'été de 1982, le Balconville CJRP animé par Jacques "Coco" Fortin attire une foule de 18,000 personnes sur le stationnement des Galeries Chagnon à Lévis. En vedette: Boule Noire, Chatelaine, Patrick Norman, Michèle Richard, René Simard et plusieurs autres.

CJRP attribuait son "Prix BOLO"

Le prix BOLOUne fois par semaine, durant l'émission "La bande à Gillet", Robert Gillet attribuait le très convoité "Prix BOLO". Toute personne publique ayant commi une bétise ou un acte répréhensible devenait candidat au "Prix BOLO". Voici la photo d'un authentique BOLO en bois retrouvé par Jean-Yves Gagnon dans ses cossins, un outil publicitaire fort intéressant et rarissime.

CJRP chanté avec l'intonation francophone

Durant les années 70, les ritournelles de CJRP, communément appelées "jingles", ont été produites dans les studios de Pam's à Dallas, Texas. C'est Laval Provencher qui s'est rendu à Dallas en personne pour donner aux chanteurs anglophones la prononciation francophone (phonétiquement) des lettres d'appel et slogans de CJRP ainsi que des autres stations du réseau Radiomutuel. Autrement, ces jingles auraient sonné "anglophones".


"CJRP, maintenant 50,000 watts"

L'émetteur AM de CJRP, situé sur la rive sud de Québec à St-Nicolas, consommait 200,000 watts d'électricité 24 heures par jour; c'est du jus ça. Aujourd'hui, un émetteur FM consomme environ 10,000 watts.

CJRP avait un gros "payroll"

Durant les deux années où André Arthur était en ondes à CJRP, le nombre des personnes qui oeuvraient à CJRP était de 70 personnes. Aujourd'hui, une station de radio compte environ 4 à 10 personnes à son service.

CJRP a toujours su reconnaitre le talent

En 1981, un nouvel animateur a été engagé pour apporter une touche de fantaisie durant les nuits de CJRP; il s'agissait de l'imitateur André-Philippe Gagnon.

Jacques "Coco" Fortin nous raconte ses aventures:

Pierre Charest, qui était à la promotion, imagina une promotion assez spectaculaire : Nous présentions le film «Un drôle de flic» au ciné-parc Beauport. Au lieu de faire gagner les billets en ondes et par téléphone, il imprima les invitations sur une fausse contravention. Au recto, c’était un faux «ticket» alors que le verso contenait l’invitation telle qu’elle.

On m’a déguisé en flic durant deux semaines. À chaque jour de ces semaines, je patrouillais réellement dans des voitures de police balisées, tant sur la rive-sud que la rive-nord. Nous faisions des interceptions avec flashers et sirènes. Et là, je remettais l’invitation à la personne arraisonnée.

Un jour, à Loretteville, «nous» étions en promotion pour le film. À la police du coin, on avait mis trois voitures balisées au service de CJRP. Nous avons, entre autre, cerner une voiture d’une pauvre femme qui a littéralement capotée en voyant une voiture de flic se placer devant la sienne, une autre parallèlement et enfin la «mienne» derrière. Je descends de la voiture de police et je m’approche de la portière de cette «victime» Je lui signifie qu’elle n’a pas de plaque arrière et qu’en conséquence, je lui remets une contravention (bidon) Elle descend de sa voiture et va à l’arrière pour constater qu’elle a en réalité sa plaque. Je lui rétorque que, tout à l’heure au moment de son «arrestation», il n’y avait pas de plaque. Elle CAPOTAIT surtout que trois autos de police s’étaient mises de la partie pour une affaire qui lui échappait mais pas à peu près. Ce fût long, très long avant qu’elle comprenne exactement qu’elle venait de gagner à CJRP avec Jacques «coco» Fortin habillé en flic.

Une autre fois, ce fût sur la route des Îles à St.-Romuald. Le chauffeur de l’auto de police était un officier qui faisait une job de bureau depuis 15 ans sans jamais être remonté à bord d’une auto-patrouille. Alors, imaginez le trip qu’il s’est payé. On roulait «à fond la caisse» avec flashs en permanence et feux giratoires. Donc, sur cette route «mon» flic décide d’intercepter un genre de véhicule utilitaire. Je descend et m’approche de la portière. C’est alors que je vois trois mecs, style motard avec barbe à la ZZ TOP, assis à l’avant. Je leur fais signe de baisser la fenêtre. Ce que le chauffeur fait à moitié. C’est alors qu’un immense nuage de boucane s’échappe de la voiture et puis c’était pas de la fumée de cigarette hahahaha. J’explique au gars que je ne suis pas flic. Aye, il m’a regardé d’un air ahuri ! Il voit une auto balisée derrière la sienne, tout feux allumés. Moi habillé en flic qui lui dit : «Je ne suis pas un flic….» Finalement, il comprend que je veux lui remettre une invitation pour un film. Ce qu’il refuse carrément en me demandant :« Ok là, c’est fini ton histoire, j’peux m’en aller» Le tout dit sur un ton sans équivoque. Je lui dit que c’était terminé et il quitta les lieux super doucement en actionnant son feu arrière gauche. Super prudent le gars pour pas avoir d’autres problèmes avec un flic qui n’en était pas un et qui lui parlait d’un film avec deux flics nigauds. J’ose à peine imaginer ce qu’il a raconté, et surtout de la façon qu’il a du raconter son histoire, à ses proches.

Après cette aventure, mon «chauffeur» en souvenir de ses bonnes années de patrouilleur, stoppa dans un restaurant du Boulevard de la Rive-Sud, pour un bon café avec beignes (c’est pas une joke lol!!) Au moment de payer, la serveuse me lance «c’est gratisssss pour la police»

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